Des images de nulle part et d'ailleurs, de Taipei en Bretagne ou de Plougastel à Taiwan...
Dix-septième jour
Y a des trucs vraiment bizarres ici.
Les oignons sont gros comme des melons.
L’ail se vend décortiqué.
Les chauffeurs de taxi se vexent si on essaye de mettre la ceinture de sécurité à l’arrière.
Y a pas de voleurs.
Le bout de trottoir devant sa porte, on en fait ce qu’on veut : si on est riche on peut y mettre du marbre rose, si on pense que c’est bon pour le Fen shui, on peut y creuser un petit bassin et y mettre une ou deux carpes.
Y a pas de four dans les cuisines.
C’est aux gens de mettre eux-mêmes leurs poubelles dans le camion.
Les égouts sentent le gingembre.
Ici les dieux vous écoutent et la magie fonctionne, je l’ai vu.

On se marrie en rouge, on porte le deuil en blanc.
Les gens ici n’ont pas de carnets de cheques (on paye cash ou on fait des virements).
Dans les hôtels, les immeubles, les hôpitaux, il n’y a pas de quatrième étage.
Y a pas de volets aux fenêtres, y a pas de radiateurs.
Le pain est sucré.
Les vieilles dames n’ont pas de rides.
La lune croit et décroît de bas en haut.
Les escaliers ne grincent pas.
Les vaches c’est des buffles.
A table, si on a soif, on boit de la soupe.
On vend la soupe dans des sacs en plastique fermés avec une ficelle rose.
Dans le même magasin on peut vendre des bijoux en or et des croquettes pour chiens.
Toutes les voitures ont un plumeau dans le coffre, pour la faire étinceler.
Les voitures peuvent emprunter les passages cloutés en klaxonnant les piétons.
Le thé se vend en galettes qu’il faut couper avec une scie.
Les cageots pour transporter les choux et les fruits sont de véritables œuvres d’art.
Les balais en paille de riz aussi.
Tout le monde a sa carte de visite.
A Taiwan il n’y a jamais eu de guerres de religion.
Le papillon n’a pas un nom bizarre, c’est juste hu die
Y a pas de verres ni de fourchettes dans les placards.
Les vêtements de soie brodés de fleurs ou d’oiseaux multicolores sont meilleur marché que les jeans.
Les feuilles de papier toilette sont grandes comme des serviettes de table.
On ne s’excuse pas quand on a roté.
On ne se mouche pas en public.
On ne s’expose pas au soleil pour bronzer.
Pour débarrasser la table, on emballe la vaisselle en carton dans la nappe en plastique et on met le tout à la poubelle.
Toutes les chaises sont belles, larges, hautes, sculptées.
Ici ils disent que tous les Français sont romantiques.
Et toutes les petites filles taiwanaises sont très jolies mais …
….elles n’ont pas les yeux bleus !...
PS de MsieurG : tout est vrai, sauf pour les égouts.